Stop loss et trailing stop : où les placer, comment les régler

31/10/2026 — Blog

Un stop loss est un ordre qui ferme votre position quand le prix atteint un niveau de perte fixé à l’avance. Un trailing stop, ou stop suiveur, suit le prix quand il évolue en votre faveur et ne recule jamais. Le stop se place d’abord selon le marché, à l’endroit où votre idée de départ devient fausse. La taille de la position se calcule ensuite à partir de cette distance, et non l’inverse.

Avertissement. Le trading de produits à effet de levier expose à des pertes rapides, parfois de la totalité de la mise. Selon l’AMF, chez les courtiers autorisés en Europe, 7 à 8 clients sur 10 en moyenne perdent de l’argent sur le Forex en CFD. Cet article décrit une méthode. Il ne promet aucun gain et ne constitue pas un conseil en investissement.

Les trois types d’ordres stop

  • Stop au marché : quand le prix touche le niveau, l’ordre part au meilleur prix disponible. Il s’exécute, mais pas forcément au prix prévu.
  • Stop limite : il fixe un prix minimal d’exécution. Vous évitez le mauvais prix, au risque de ne pas sortir du tout si le marché saute ce niveau.
  • Trailing stop : sa distance au prix reste fixe tant que le marché avance dans votre sens, et il se fige dès que le marché recule.

Le glissement

Le glissement est l’écart entre le prix de votre stop et le prix réellement obtenu. Il apparaît lors d’une annonce économique, à l’ouverture après un week-end ou dans un marché peu liquide. Un stop au marché ne garantit donc pas une perte maximale exacte. Certains courtiers proposent des stops garantis, en général contre un coût : lisez leurs conditions.

Où placer le stop

  • Sur un repère technique : sous le dernier plus bas pour un achat, au-dessus du dernier plus haut pour une vente, avec une marge pour le spread.
  • Selon la volatilité : un multiple de l’amplitude moyenne des dernières bougies, pour ne pas sortir sur un mouvement ordinaire.
  • Jamais selon le montant que vous acceptez de perdre seul : ce montant sert à calculer la taille, pas l’emplacement.

Exemple chiffré : de la distance du stop à la taille de position

Hypothèses d’illustration : capital de 10 000 €, risque de 1 % par position, soit 100 €. Achat sur l’EUR/USD avec un stop à 25 pips. Sur une paire cotée en dollars, un pip vaut 10 dollars pour un lot standard de 100 000 unités (0,0001 x 100 000). Avec un cours supposé de 1,10 dollar pour un euro, ce pip vaut environ 9,09 €.

  • Perte au stop pour 1 lot : 25 x 9,09 = 227 € environ.
  • Taille qui respecte 100 € de risque : 100 / 227 = 0,44 lot.
  • Si vous éloignez le stop à 50 pips, la taille tombe à 0,22 lot pour le même risque.

Le risque en euros reste constant et la taille s’adapte au stop, glissement mis à part.

Le trailing stop en pratique

  • Distance fixe : par exemple 30 pips derrière le prix. Simple, mais indifférente à la volatilité du jour.
  • Suivi par paliers : vous remontez le stop sous chaque nouveau plus bas validé.
  • Passage au point mort : quand le gain latent atteint la distance de départ du stop, vous remontez le stop au prix d’entrée.

Un trailing stop trop serré coupe une tendance au premier repli. Testez-le sur votre historique avant de l’utiliser en réel. Les positions de plusieurs jours, où il sert le plus, sont traitées dans notre article swing trading.

Le stop du courtier n’est pas votre stop

Pour les clients non professionnels, les règles européennes imposent au courtier de clôturer les CFD quand la marge du compte tombe à 50 % de la marge minimale requise, et interdisent un solde négatif. Ce filet évite une dette envers le courtier. Il intervient tard, après une perte lourde : il ne remplace pas un stop posé à chaque position. Pour mesurer l’effet d’une série de stops touchés sur le capital, voir notre article sur le drawdown.

Le détail des règles européennes figure dans le communiqué de l’ESMA.